Jean-Albert Carlotti

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Jean-Albert Carlotti, peintre de la vie intérieure...

Né à Lyon le 15 Août 1909, membre fondateur du groupe des Nouveaux avec Marc Aynard, René Dumas, Pierre Pelloux, Antoine Chartres, René Chancrin, Henri Vieilly, Jean-Albert Carlotti s'installa à Paris en 1932, où il rejoignit René Besset. Très vite, il fut engagé par le quotidien Paris-Soir qui deviendra France-Soir, tout en participant à de très nombreuses revues. Il illustrera de nombreux ouvrages, et particulièrement pour les éditions Bordas, la Chartreuse de Parme de Stendhal et Derborence de Ferdinand Ramuz, avec lequel il échangera une correspondance. En 1946, Il conçut pour Jean Dasté les décors de l'Etourdi de Molière. Il participa à la rédaction du journal Arts de Raymond Cognat. Carlotti exposa au Salon de la Girafe avec Raymond Peynet, Chas-Laborde, Dignimont, etc. Il était très fier de sa conception, en 1952, de costumes et de décors pour l'opéra d'Amsterdam qui monta alors Dom Juan, puis les Noces de Figaro. En 1965, il reçut à Juliénas le prix Victor Perret, et en 1966, le prix Rabelais. A l'initiative du Pr. Henri-André Martin, en 1985, il dessina Le Lyon de Carlotti et Deroudille. La peinture de Jean-Albert Carlotti naissait de l'observation de la nature, loin des écoles et des systèmes. Sa palette fut à toutes les époques de son itinéraire animée par un vif intérêt pour le gris et ses déclinaisons, elle reflète aussi l'esprit d'un homme attiré par les analyses nuancées et doté d'un véritable goût pour la subtilité. L'œuvre de Jean-Albert Carlotti constitue aussi un témoignage d'une époque passée. Un peu comme son ami Louis Touchagues, il restitua les toilettes et les poses des femmes des années cinquante et soixante, mais surtout, il s'attacha à décrire, après son retour et son entrée, en 1974, à la Galerie Malaval administrée par Anne-Marie Martin, la ville de Lyon qu'il aimait profondément, usant de toutes les techniques : crayons, pastels, huile, et de tous les outils : pinceaux, bambous, couteaux, etc. Il manifestait ainsi une ouverture sur la vie et le monde qui ne le quitta jamais.
Alain Vollerin
Crtitique et historien d'art